CHEFS

L’activité de Terroirs d’Avenir vise à rétablir les liens, aujourd’hui souvent distendus voire parfois rompus, entre paysans producteurs et chefs cuisiniers.

Dans un système de production et de distribution privilégiant l’hyper spécialisation et la fragmentation des savoir-faire, les champs et les cuisines se sont peu à peu éloignés.

Séparés par une longue chaîne d’intermédiaires issus de l’industrie agroalimentaire, les producteurs n’ont plus d’interaction directe ni avec les chefs ni avec les consommateurs.

La plupart des agriculteurs sont devenus de « simples » exploitants des sols, veillant au calibrage correct de fruits et légumes produits en série, tandis que les cuisiniers sont trop souvent des assembleurs d’aliments standardisés, normalisés et sans âme.

Depuis plusieurs décennies, le monde de la restauration se fournit auprès d’entreprises agroalimentaires au détriment des producteurs, à l’autre extrémité de la filière alimentaire. Aujourd’hui, indépendamment des saisons, fraises, tomates, concombres, céréales, volailles et toute autre denrée sont disponibles à la vente sur les étals des revendeurs et grossistes.

Allié à la grande distribution, un tel système laisse de côté les hommes et les femmes qui travaillent la terre. Les produits alimentaires deviennent en effet de simples marchandises, quand ils ne sont pas des aliments-service, dont le prix de vente et d’achat fluctuent en fonction de l’offre et de la demande, comme n’importe quel autre bien matériel.

Dépossédés de leur savoir–faire et des moyens de production, beaucoup de paysans se voient obligés d’abandonner leurs champs et leurs vergers pour se tourner vers la ville et donc vers d’autres métiers.

Côté cuisines, le chef cuisinier ne retrouve plus le sens profond de son travail : magnifier les produits frais et de saison offerts par la nature et issus du travail de l’Homme.

Ce constat dressé, Terroirs d’Avenir vise à rétablir les liens trop souvent distendus, quand ils ne sont pas rompus, entre la campagne et la ville.